Les Transports à ISTANBUL

Plus une ville est importante, plus elle décline des moyens de transports divers, Istanbul ne déroge pas à cette règle:

taxis, bus, bateaux, covoiturage, métro, tram, funiculaire...

Taksi ! Commençons par les taxis, (Taksi en Turc car le X n'existe pas dans l'alphabet), jaunes comme leurs homologues américains, pour certainement être plus repérables ! A Taksim, il y a bien un taksi sur 3 voitures ; la place est un carrefour de communication. Les chauffeurs, en quête de clients, interpellent en klaxonnant les piétons traînant le pas ou les touristes hagards. D'ailleurs beaucoup de touristes étrangers payent leur course au prix fort dans la journée, c'est à dire au tarif de nuit, car il ne comprennent pas la différence entre les petites lumières Gunduz (jour) et Gece (nuit) disposées sur le compteur du taxi ; mais les tarifs pratiqués sont si bas pour les Européens que cette dîme n'est pas excessive ! Le tarif de nuit, 50% en sus, est applicable entre minuit et 6 h du matin ! Certains chauffeurs se comportent en chauffards invétérés, mais d'autres manipulent avec dextérité leur véhicule dans les embouteillages ou encore empruntent des détours incompréhensibles mais gagnants alors que d'autres ne connaissent nullement Istanbul et il faut alors les guider. Mais si vous vous trouvez avec votre voiture nez à nez avec un taxi dans une ruelle étroite, il faut négocier si vous ne voulez pas être sûr de reculer !A Tophane, un chauffeur tend une pièce à un vieux moustachu, pour le remercier de régler la circulation à un carrefour dangereux que la municipalité ne veut ou ne peut modifier !Mais dès que la fin de l'après-midi s'annonce le nombre de taxis s'amenuise avec la sortie des bureaux. Et si vous trouvez enfin un véhicule libre, il n'est pas rare que le chauffeur refuse de vous prendre si vous n'allez pas dans sa direction ! L'enfer, c'est par temps de pluie dans l'hiver glacial, les routes inondées d'eaux boueuses et les voitures vous éclaboussant alors les taxis pris d'assaut se font rares !

Dolmus :les dolmus (prononcer dolmouche) sont des taxis collectifs qui parcourent toujours le même chemin entre deux points de la ville et qui ne partent que lorsqu'ils sont pleins d'ou l'origine de leur nom : dolmus qui signifie"qui est rempli". Il y a encore peu de temps ce rôle était tenu par de vieilles voitures américaines des années 50, aujourd'hui il n'en reste que très peu au centre ville car se sont de véritables voitures de collection dont beaucoup malheureusement ont quitté le pays aussi faudrait-il peut-être les placer dans le patrimoine national ! Aujourd'hui ces vieilles guimbardes sont remplacées par des mini-bus, avantageusement pour la sécurité, le confort et la rapidité mais pas pour le plaisir des yeux et la nostalgie ! Il est amusant de monter pour la première fois dans ces véhicules, si par hasard vous vous trouvez dans la rangée du milieu, vous serez sollicité par une tape sur l'épaule des personnes du fond pour faire passer le prix du voyage jusqu'au chauffeur puis dans l'autre sens la monnaie. La solidarité entre voyageurs joue à plein. Ces dolmus, dès que la

Métro : Le métro d'Istanbul a été inauguré en octobre 2000. C'est donc un moyen de transport récent pour les Stambouliotes et d'ailleurs, il a fallu des campagnes de communication, pour être admis par les Turcs ! Peut-être avaient-ils tout simplement peur de tremblement de terre pendant le voyage ou alors étaient-ils rebutés par la profondeur du métro, due au relief accidenté d'Istanbul ! Quoiqu'il en soit, les Stambouliotes peuvent être fiers de leur métro car il est beau, mais suis-je objectif ? Il a été construit par des Français !

Bus: Le bus reste le moyen le plus populaire, car le moins cher mais il est édifiant pour rencontrer la population turque. Il règne encore beaucoup de courtoisie dans ces transports en commun. Femmes enceintes, enfants ou personnes âgées sont l'objet d'attention de la part des voyageurs. Je me suis même vu offert un ticket de bus par un turc alors que j'avais pénétré dans le véhicule sans titre de transport. Mais le plus remarquable, c'est la discipline avec laquelle les gens font la queue pour attendre leur bus, ce qui contraste avec l'anarchie du trafic routier. Mais telle est Istanbul, remplie de paradoxes !

Vapurs : stanbul sans le Bosphore n'existerait pas, tout le charme d'Istanbul vient de lui ! Et visiter Istanbul sans prendre une fois ces bateaux, qui vous passent d'Asie en Europe en quelques minutes, c'est ne pas avoir connu Istanbul ! Bien sur ces vapurs autrefois fonctionnaient à la vapeur, et aujourd'hui ils transportent chaque jour des dizaines de milliers de Turcs surtout d'Asie vers l'Europe le matin et vice versa le soir. Un tiers des Stambouliotes habite en Asie et va travailler en Europe, il y a bien depuis 74, deux ponts sur le Bosphore mais qui sont souvent saturés, alors pourquoi pas les vapurs. C'est le moyen idéal d'approcher de Karaköy à Usküdar la tour de Léandre, seule île non artificielle du Bosphore, ou encore en se rendant à Besisktas de voir le palais Dolmabache par la mer !

Mais sur ces bateaux, se joue toute une vie le temps d'une traversée d'une dizaine de minutes ! Le voyageur choisit son emplacement, soit pour la vue, soit pour profiter du soleil, soit pour s'abriter des intempéries ou encore rester devant la porte pour sortir le premier en sautant avant même que le bateau soit amarré. Et puis c'est le moment de déguster un salep ( boisson brûlante à base de bulbes d'orchidées) en hiver ou un jus d'orange frais ou tout simplement un simit (pain au sésame) que l'on peut partager avec la horde de goélands qui suivent les bateaux, tout cela proposé par un garçon en veste blanche parcourant les ponts du bateaux à la recherche de clients. D'autres, non officiels, en profitent pour tenter de vendre lunettes, journaux ou gadgets avec forte démonstration. Le voyageur, prisonnier, est obligé de subir toutes ces pratiques commerciales ; les Turcs sont patients et bon public !

Mais si toute cette vie, le temps du passage, vous ennuie, vous pouvez prendre un bateau plus petit mais qui part une fois plein, tel un dolmus des mers ! Mais attention si un passager signale des dauphins à bâbord, ne vous précipitez pas de ce côté de l'embarcation, on a vu des esquifs se renverser ainsi !

 

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